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La facturation électronique est le sujet brûlant de ces dernières années.
Après quelques décalages de calendrier, l'échéance dont on parle depuis un moment n'a jamais été aussi proche.
Dans tout juste quelques mois, le paysage de la facturation en France va basculer. Il ne s'agit plus de se préparer pour plus tard, mais d'agir maintenant pour ne pas subir la rentrée de septembre.
Pour beaucoup de petites entreprises, le sujet reste flou. Est-ce que cela me concerne vraiment si je suis tout petit ? Est-ce que je dois payer un logiciel ?...
Et pour cause : à partir du 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront progressivement basculer vers ce nouveau standard.
Ce mois-ci, nous levons le voile sur cette obligation à travers le quotidien de Marc, un artisan qui, comme des milliers d'autres, s'apprête à faire le grand saut.
L’entrepreneur du mois :
Prénom : Marc
Métier : Artisan menuisier depuis 22 ans
Équipe : 2 apprentis + 1 ouvrier
Marc travaille encore avec un logiciel de devis/factures “à l’ancienne”, génère des PDF, imprime beaucoup, envoie parfois les factures par courrier.
La réforme l’inquiète un peu car il ignore comment entrer efficacement dans les nouvelles cases réglementaires.
Rappel: qu'est-ce que la réforme de la facturation électronique concrètement et pourquoi ?
La réforme de la facturation électronique va changer la façon dont toutes les entreprises échangent leurs factures.
Suivant le calendrier gouvernemental, les factures entre professionnels devront être envoyées sous un format électronique spécifique et transmises automatiquement à l’administration fiscale via des plateformes agréées.
L’objectif est simple : gagner du temps, réduire les erreurs et permettre à l’État de suivre plus facilement la TVA. Pour les entreprises, cela veut dire moins de saisie manuelle, moins de pertes de documents et une gestion comptable plus fluide.
Parmi les formats autorisés, le plus adapté aux petites structures est Factur-X. Il s’agit d’un format mixte qui contient deux éléments :
Grâce à ce format hybride, Factur-X est aujourd’hui la solution la plus simple pour se mettre en conformité tout en gardant une facture facile à lire et à envoyer.
1) Le calendrier : deux dates à graver dans votre esprit
Pour y voir clair, oubliez les textes juridiques complexes.
Il n'y a que deux échéances qui vont rythmer votre vie d'entrepreneur dans les mois à venir.
La première date est le 1ᵉʳ septembre 2026.
À cette date, l'obligation de réception entre en vigueur pour tous.
Cela signifie que si un de vos fournisseurs (énergie, grossiste, téléphonie) vous envoie une facture électronique, vous devez avoir la capacité technique de la recevoir.
Il ne sera plus possible d’exiger de recevoir du papier ou un simple PDF par e-mail.
La seconde date est le 1ᵉʳ septembre 2027.
C'est l'obligation d'émission pour les TPE, PME et microentreprises.
À partir de ce jour-là, vous n'aurez plus le droit d'envoyer une facture construite sur un traitement de texte à vos clients professionnels.
Marc a bien compris qu’il doit être prêt à recevoir d'ici six mois, et il a un an et demi pour être prêt à émettre.
Mais tant de questions lui viennent. Il se tourne naturellement vers son expert-comptable qui va pouvoir répondre à toutes ses questions sur ces nouvelles obligations et l’accompagner dans la mise en place concrète des nouvelles solutions attendues par le gouvernement.
2. Qui est concerné ? (Spoiler : tout le monde, même les autoentrepreneurs.)
L'obligation concerne l'ensemble des entreprises assujetties à la TVA, mais pas que.
Attention au piège : être "assujetti" ne veut pas dire "redevable".
Même si vous êtes en microentreprise avec la franchise en base de TVA (vous ne la facturez pas), vous êtes considéré comme un assujetti.
Dès lors que vous facturez une autre entreprise (B2B), vous devrez passer à la facture électronique.
Il n'y a que deux exceptions notables où la facture électronique n'est pas obligatoire (mais où une transmission de données, le e-reporting, sera demandée) :
Certes, Marc et les autres TPE/PME ne seront pas obligés d'émettre avant le 1ᵉʳ septembre 2027. Mais la réforme va démarrer en force dès septembre 2026.
À cette date, les Grandes Entreprises (GE) et les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) ont l'obligation formelle de commencer à émettre leurs factures de vente au format électronique.
Cela signifie que toutes les grandes chaînes de magasins, les acteurs du BTP, les fournisseurs d'énergie et de téléphonie... vont basculer.
Si vous êtes sous-traitant pour un grand groupe ou si vous travaillez avec eux, vous serez immédiatement impacté.
C'est la raison pour laquelle l'obligation de réception est si importante dès 2026.
Pour Marc, qui travaille avec des architectes (pros) et des particuliers. Il a un profil double, et donc aura l’obligation de passer en facturation électronique pour les pros mais pas nécessairement pour les clients particuliers.
Cependant, son Expert-comptable lui indique qu’il est préférable d’appliquer la même méthode sur l’intégralité de son activité afin de ne pas se perdre dans les process et simplifier les saisies comptables.
3. Comment choisir sa plateforme de facturation sans se tromper ?
C'est ici que Marc s'est senti perdu. Il a vu passer une liste officielle de la DGFIP recensant une centaine de plateformes agréées.
Comment choisir ? Faut-il prendre la même solution que Michelin ou Total ? Évidemment non.
Pour faire simple, imaginez que l'État ferme la Poste traditionnelle pour l'envoi des factures. Désormais, pour que votre facture arrive chez votre client, elle doit passer par un "centre de tri sécurisé" certifié par l'État. Vous ne pourrez plus l'envoyer directement par mail.
Pour ce faire, deux grandes options s'offrent aux TPE et PME :
Option A : La solution "tout-en-un" (les Plateformes Agréées - PA)
Ce sont des logiciels qui ont reçu le tampon officiel de l'État pour faire le travail de transmission et de déclaration. Elles remplacent votre outil actuel. Elles font tout : création de la facture, envoi sécurisé au client, et transmission des données aux impôts.
Option B : La solution "Connectée" (les Solutions Compatibles - SC)
C'est souvent l'option préférée des artisans comme Marc.
Vous gardez votre logiciel habituel (s'il est actualisé par l'éditeur), et celui-ci se connecte automatiquement à une plateforme agréée en arrière-plan.
Quels outils sont vraiment faits pour les TPE ?
Marc n’a pas besoin d’une usine à gaz : il lui faut un outil simple, clair, qui s’adapte à son quotidien sans tout bouleverser. C’est d’ailleurs là que se situe toute la différence entre les logiciels pensés pour les grandes entreprises et ceux réellement conçus pour les petites structures.
Pour les TPE/PME, trois critères essentiels permettent de faire le bon choix :
1. La simplicité d’utilisation
Un bon logiciel doit rester intuitif : création de devis, transformation en facture, suivi des paiements.
Marc veut avant tout conserver ses réflexes : créer rapidement ses documents, suivre son activité sans prise de tête et rester efficace sur le terrain.
2. La compatibilité avec la réforme
L’outil choisi doit automatiquement gérer toute la partie technique :
3. Pourquoi s'y prendre maintenant ?
L’obligation légale de la TPE de Marc pour l’émission des factures n’est que pour septembre 2027. Pourtant, son Expert-comptable lui conseille vivement de ne pas attendre et de basculer sur l’émission électronique le plus tôt possible, idéalement d'ici fin 2026.
La facture électronique n'est pas une montagne, c'est une nouvelle routine. En s'informant et en agissant maintenant (en choisissant un outil adapté aux TPE), le 1ᵉʳ septembre sera un jour comme un autre, marquant le début d'une gestion plus fluide et automatisée.
Ce sujet vous intéresse et vous souhaitez en avoir plus, prenez un rendez vous avec votre Expert-comptable
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